Travaux d'écriture...
4. Vie courante...
Thème "Amants, délinquants"
Bien évidemment sans argument, amant énervant tu leur mens constamment.
Des mamans, avec ou sans enfant, peuvent-elles impunément oser l’égarement avec autant de détachement ?
C’est finalement lassant cet incessant recommencement.
Tous perdants, démêlant vainement les fils-amants, de vos arrangements indécents,
bafouant honteusement les engagements promis maritalement.
Elles, se chuchotant subrepticement le gagnant résultant de leurs tests-amants c’est révoltant.
Délinquant des sentiments, sournoisement dans nos appartements, lorgnant le grand divan.
Amant méchant concurrent trompant impudemment, imprudemment, insolemment, immodérément, inlassablement, lâchement, stupidement et surtout dangereusement…
Car risquant finalement un dénouement extrêmement violent, pourtant bien insuffisant concernant ces égarements
Guy de Maupassant
Amant impénitent durant ses tourments adolescents. Exprimant pourtant avec le temps du talent vu ses romans élégants rendant indulgents
Thème "Mousse à raser"
Me raser me barbait, même pour l’espoir d’une peau de bébé ;
En plus il fallait du matos, c’était vraiment craignos ;
La lame torturait, pendant que la pendule tournait…
Gel à raser loin d’être parfait, crème à raser je détestais ;
Vite ajouter de l’eau, rafraîchir la peau, vraiment plein le dos ;
Le feu du rasoir m’agressait,
la blessure me guettait ;
Désespéré j’ai osé la mousse à raser, juste avant de m’arrêter ;
Un barbu c’est bien plus beau
ça gaspille moins d’eau ;
Mousse à raser ultime essai tu m’as fait crier « la barbe » !
Thème "Mode d'emploi"
Hommage à Pierre Dac (ainsi qu'à Frédéric Dard)
Ok ok… Bon j’ouvre le paquet… pas facile où sont les ciseaux, jamais à leur place ! Leur truc est blindé, on ne risque pas de le leur voler. Ah, le mode d’emploi…
Pour une fois il a l’air épais on va pouvoir se débrouiller sans trop s’énerver et donc moins râler… Ah ouais, épais ?.. tu parles, il y a la même chose en quatorze langues : serbo-moldave, batave, Kurlandais, africaan, espéranto, boukistanais et j’en passe… Ah enfin le français… enfin… le français…, il faut le dire vite, les traducteurs automatiques ont des progrès à faire…
Voyons-ça :
Merci de votre achat (ouais… mais encore…) Sortez délicatement le Biglotron de son étui protecteur sans oublier de déclipser précautionneusement les deux valvules latérales avant toute autre opération. Le warmer hélicoidal doit impérativement être dans le bon sens. Le debugging doit être correctement effectué afin que le data mining soit opérationnel. Le firmware ne doit pas être utilisé pour l’instant risque d’oxydation. L’amplitude microdécimale du fouinozoff doit également être respectée.
L’armature en fignabulose ignifuge nécessite d’être bloquée avec la clé fournie. Ensuite, à l’aide d’une clé alène de cinq ouvrir le boîtier interne du Biglotron en s’assurant que les cinq micro-vis soient correctement enfoncées dans le longeron droit. N’oubliez surtout pas en même temps de maintenir l’orifice du sching octogonal bien ouvert. Ne surtout pas faire tomber les agrafes dans le tambouilleur oxymérique au risque de l’endommager gravement. Les quatorze fiches micrométriques que ‘on trouve dans le sachet numéro 8b doivent être placées dans l’ordre des numéros indiqués sur le schéma (page 221)
Où il est ce ...... de schéma ? Ah ouais il encarté au milieu d’un autre dialecte donc je mets un marque page pour retrouver le français. A l’aide d’une pince à épiler attrapez le petit bitogneau au fond du transcodeur, le relever, bravo, vous avez presque fini. Il ne vous reste plus qu’à régler avec attention via l’écran de programmation vos coordonnées, longitude, latitude, le continent, le pays, l’heure et autres précisions mentionnées… ça y est votre magnifique radio réveil Biglotron est prêt à fonctionner.
Comme quoi, lorsqu’on prend bien le temps de lire le mode d’emploi, on arrive facilement à faire fonctionner les produits qu’on achète. Le tout est d’être attentif et patient.
Thème le Speed dating… placer dans le texte « avec un morceau de salade dans les dents »…
Gontran au speed-dating
Timidement, Gontran suit servilement l’animatrice. Elle lui indique une chaise, devant une petite table derrière laquelle une dame a déjà pris place. Timide, il ose enfin un regard… et découvre avec effroi la meilleure amie de son épouse… « Drelin drelin », petite clochette, c’est parti pour 15 minutes de tête à tête…Sourire ironique de Florence, essayer d’afficher bonne contenance…
Valérie : Là c’est vraiment prouvé, le monde est vraiment petit…
Gontran : Effectivement, je te dois des explications…
Valérie : Et comment donc, je voudrais entendre ce que tu vas oser inventer comme justification.
Gontran : Euh… En fait j’avais entendu parler des Speed dating… Tu connais ma stratégie, suivre mon feeling. Je voulais donc, bien entendu fictivement, me présenter subrepticement pour en voir le fonctionnement afin d’en faire un compte-rendu rédigé précisément.
« Clap Clap », Vélérie applaudit ironiquement et rit aussitôt méchamment.
Ah ah, tu oses quand même ! T’as peur de rien… Donc tu n’as rien à voir avec le mec lambda qui veut se payer un bon moment ? Qu’en penserait Brigitte si elle savait ça, je suppose qu’elle n’est pas au courant de tes égarements…
Bon, t’as raison je me suis fait piéger mais toi aussi n’est-tu pas mariée ?
Oui mais moi j’assume, je ne cherche pas des excuses bidon, en plus aller sourire à une nana avec un morceau de salade entre les dents… C’est vrai que les salades tu connais c’est évident !
Moi je n’ai pas honte de le dire, après tout ce temps, Vincent ne m’apporte plus rien, à tous les niveaux si tu me comprends…
Ecoute, je n’ai rien à perdre au point où j’en suis, nous sommes dans la même situation, on pourrait essayer de se revoir ? Sinon j’espère que tu oublieras tout ça…
« Drelin drelin drelin » on change de cavalier ou cavalière !
Bousculés par le timing au moment crucial, tant pis mieux vaut en rester là. Je choisis de m’éloigner sans un mot… tapotement sur mon dos… Valérie me tend un bout de papier, son numéro de portable…
Effectivement le monde est vraiment petit, en plus nous avions le même appétit ! Les probabilités seraient donc gérées par le diable,
qui a décidé de nous placer à la même table,
Le comble est d'oser évoquer le malin,
pour faire une drôle de fin…
Thème : remerciement pour un cadeau « nul » (avec un petit carré blanc pour ce texte...)
Mon cher Gontran,
Reçois tous mes remerciements pour ton magnifique cadeau. Tu as vraiment tapé dans le mille. J’avais exprimé devant toi ma déprime actuelle, mes frustrations. Tu as vraiment compris mes problèmes, signe d’une amitié profonde.
Je me suis donc rendu à l’institut de massage auprès duquel tu as réservé un abonnement à mon nom. J’ai dû un peu chercher. Les ruelles de l’arrière port de Marseille ont une topographie complexe. L’aspect peu engageant est compensé par un côté pittoresque indéniable. Il suffit d’éviter de circuler dans ces quartiers tard en soirée… J’ai fini par repérer l’institut au fond d’une rue sombre ce qui explique les tâtonnements avant de tomber dessus.
Une fois la porte poussée j’ai été très agréablement surpris. En effet une jeune masseuse très jolie m’a immédiatement pris en charge. Vu la chaleur du lieu elle avait avec raison pris la précaution de se vêtir au minimum. J’ai un peu été surpris tout de même par sa question :
Quelle terminaison souhaitez-vous ?
Ne sachant que dire, j’ai finalement répondu, et je m’en suis félicité plus tard
Ce que vous proposez de mieux
J’avais en effet constaté que dans ta générosité tu avais choisi le programme le plus complet, avec le plus d’options possibles. Elle m’a ensuite conseillé à mon tour de me mettre à mon aise comme elle, ce chauffage était vraiment trop fort ! M’aidant à vaincre ma timidité sans un mot elle m’a aidé délicatement à me débarrasser de mon dernier vêtement. Plus de gêne entre nous, le massage pour être réussi exige une forme d’intimité, c’est bien connu. Lolita avait vraiment des doigts de fée.
Durant toute la séance, malgré donc la chaleur, sa conscience professionnelle l’a poussée à ne négliger aucune partie du long programme. Elle a exécuté la prestation prévue vraiment consciencieusement. J’ai ainsi vécu des moments vraiment inoubliables, je pense que tu me croiras sans peine.
Pour conclure, en une sorte de bouquet final, j’ai vraiment compris le sens de terminaison « complète ». Question sensations il n’y avait effectivement rien à ajouter, que faire de mieux, de plus ? Durant cette ultime phase de massage j’ai d’ailleurs exprimé ma satisfaction à cette jeune personne de très vive voix. Elle le méritait amplement par son savoir-faire, sa créativité, gage d’une grande expérience professionnelle. Je me répète mais ce fut pour moi un grand moment. Vivement les prochaines séances !
Tu as su, par ce magnifique cadeau m’apporter après chaque session, de la sérénité et de l’apaisement, ce qui me manquait cruellement. Grâce à toi je débute donc 2025 sous les meilleurs auspices.
Merci encore,
Ton ami Humbert*
(*une pensée pour Stanley Lubrik et son célèbre film « Lolita »)
Thème "A plus, dans le bus"
A plus dans le bus
On choperait le typhus
Voire tout autre virus
Déjà plein de gus
Aucune place en sus
Même en position de fœtus
Pour un yogi même en lotus
Jusqu’au terminus
Mieux vaut-être minus
Envie de continuer pédibus
Sortie d’école plein de petits gibus
dans l’abribus
Attention contrôleur taisons-nous motus
Sans ticket éviter un PV en plus
Il nous prennent pour des clowns, de vrais gugusses
Vraiment marre de ce circus
Debout, penché, plié, stressants hiatus
Choisis un autre jour pour acheter un hibiscus
Un gros cahot, dans mon dos grand coup de cubitus
Sous la douleur je retiens un rictus
Pas de doute je ne tiendrai pas jusqu’au campus
En plus la chaleur, risque d’infarctus
Grimpons sur le toit on sera mieux là-dessus
Ça mériterait une belle photo, même par Ian Arthus
Traités ainsi en rentrant du boulot, il y a de l’abus
Révoltons-nous, trouvons notre Spartacus
Thème "Mojito ou menthe à l'eau"
A moi de payer mon pot
Choix cornélien au bistrot
Mojito ou menthe à l’eau ?
Mojito délice latino
Menthe à l’eau on n’est plus des ados
De même ces sodas bobo
ne sont pas du tout rigolos
Moi je suis Pernod pour l’apéro
Le Ricard c’est pour les prolos
On picole deux heures chrono
On va continuer au resto
D’abord avec un bon Porto
Ensuite des ballons de Bordeaux
Remplis jusqu’en haut
Accompagnent bien les haricots
A la sortie certains jouent les aristos
et me regardent de haut.
Ils me prédisent de finir à l’hosto
Me traitent de poivrot
Ils vont tâter de mes biscotos.
Intérêt de vous tenir à carreau
Toi l’avocat du barreau
Tu fais le vieux beau
Mais tu es un bel alcoolo
Après tous ces verres c’est finalement trop
J’ai indiscutablement besoin de repos
J’ai bien fait de laisser ma moto
Il n’existe pas, le risque zéro
J’ai préféré venir en auto
Hélas gyrophare bleu dans mon rétro
Poursuite plein pot dans Bordeaux
pas le temps de voir les panneaux
ni de mettre les clignos
ouf j’ai largué leur vieux break Peugeot
A fond à fond j’ai enfin atteint mon dodo !
Thématique : Accroche,
nombreux « mots » imposés…
Certaines de ces contraintes ont été supprimées pour faciliter la compréhension du texte, le rendant un peu moins
« tarabiscoté ». Je m’étais risqué, vu l’actu locale, à exprimer un message de tolérance à travers cet exercice
Samedi après-midi, juste avant les fêtes de Noël…
La sonnette sonne, j’aperçois un membre des gens du voyage qui, silencieusement, se sont installés sur un parking tout près de chez moi…
Il a une guitare en bandoulière avec un gros « Nouvelle Orléans » écrit dessus en vert. Après m’avoir salué il me dit :
Ce soir à 23 h 59 précises nous serons expulsés.
Nous ne sommes pourtant pas nombreux me dit-il avec tristesse
Avant notre départ nous voudrions inviter ceux qui le souhaitent à un petit concert de guitare flamenco …
D’accord, nous irons, c’est sympa.
De nombreux voisins se sont donc retrouvés près de ces mystérieux visiteurs temporaires pour un spectacle impromptu mais qui s’avèrera inoubliable. Serrés autour d’un feu de camp nous nous réchauffions mutuellement, côte à côte au son des guitares, curieux moment…
Convivialité imprévue autour de cette musique si prenante. L’avais-je, l’avons-nous rêvé ?
Comme les cirques de mon enfance, le lendemain ils avaient disparu…