Travaux d'écriture...
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Citations, dictons


Thèmes « Pas de chance Constance »
« C’est la dernière danse »

Conclusion du séminaire d’entreprise,
Couples éphémères enlacés sur la piste,

Ce bal de l’hôtel vraiment propice,
Pour des duos bien trop complices

Les régions où notre belle société sévit
sont toutes réunies au Novotel Chantilly

Pas de chance Constance,
C’est la dernière danse,

Tu te blottis sans pourtant avoir froid,
La vie comme toujours impose sa loi,

C’est notre dernier soir
J’aimerais tant te revoir

Plus tard chuchotements dans le noir
« Ma chambre est au fond du couloir »

Tes cheveux dénoués coulent comme un ruisseau
De beaux yeux affolés attisent ma libido.

Robe qui glisse trop lentement
Corps enlacés Ô combien tendrement

Je frôle ta peau si fine,
Tu sais être si féminine,

Langoureusement tu te laisse aller,
Amoureusement j’aime te troubler,

Ivresse des corps, du fruit défendu,
On s’aime trop fort, tous l’ont entendu,

Un bien triste réveil c’est déjà le matin
Nous ne prendrons jamais le même train,

Vraiment pas de chance pauvre Constance,
éloignement d’un bout à l’autre de la France,

Derrière la vitre larmes qui coulent
Accroché au wagon avant qu’il ne roule

Ce train de malheur rapetisse au loin
Je serre ton foulard glissé dans ma main



Thème "Je vous le donne en mille Emile"

Je vous le donne en mille Emile,
Pourquoi rouler en Simca Mille ?
Votre Rolls faisait classe en ville

L’avoir échangée un soir de casino
Contre ce vulgaire vieux tacot
avec un vieux barbeau ?

Partie de poker tard dans la nuit,
Pertes démentielles sans un pli,
(moi) Offerte comme gage toute la nuit…

Ces déménageurs partout dans le château
Qui emballent vos objets les plus beaux
La déco aurait donc besoin de renouveau ?

Je vous attends encore devant ce bar-loto,
Que grattez-vous devant tous ces alcolos ?
Tickets de loterie, où sont les bons numéros ?

Encouragement de la race chevaline
Pas besoin d’être la plus maline
pour savoir à quoi cela rime

L’autre « Emile » écrit par Rousseau
Aurait-dû être dans votre trousseau,
non ! il ne s’agit pas du Code Rousseau

Il évoque l’éducation des hommes,
Les vraies valeurs dans tous les tomes
Votre conduite amorale me rend amorphe

L’addiction aux jeux il n’y aurait rien de mieux
récupérer ses mises reste un vœu pieux
emprunter encore ? êtes-vous bien sérieux ?

Je vous quitte Emile, votre bourse plate m’horripile
J’aimais votre côté face bien moins votre côté pile
Je vais enfin vivre libre, ne plus me faire de bile

Mon ami Gontran veut bien m’héberger
Enfin un homme équilibré… pour changer
(dring) on sonne ce sont des visiteurs étrangers

(Gontran ouvre) Achat de sucre en poudre au détail
à voix basse ils parlent de trains, de rails
Gontran lui au moins a un vrai travail.



Thème : A la Saint-Gontran si la température est belle arrivent les premières hirondelles

A la Saint-Glinglin le temps s’éternise, promesses et bonnes résolutions se figent

A la Saint-Valentin si la Valentine ripoline son joli minois, c’est pour séduire son bel iroquois

A la Saint-Eloi pantalon enfin à l’endroit paraîtra bien moins étroit

A la Saint-Hubert les cor de chasse résonnent, les volées de plomb foisonnent

A la Saint-Serge l’humour douteux vous submerge mais rien n’empêche que votre bon sens n’émerge

A la Saint-Cloclo si vos prises électriques étincellent évitez que l’eau du bain ne ruisselle

A la Saint-Maclou un persan moelleux favorisera vos projets langoureux

A la Saint-Isidore silhouettes en amphore, filles qui se dorent, garçons qui adorent

A la Sainte-Nitouche si tu fais trop la fine bouche tu ne garniras jamais ta couche.

A la Saint-Pardon, Clémence vous pardonnera tout sans exception

A la Saint-Pancrace de guerre lasse les soldats s’enlacent

A la Saint-Bernard tu peux skier hors piste, on te sauvera sans retard

A la saint Djoni les bikers fêtent leur messie avec demis Chiantis et whiskies

A la sainte Murge ne soit pas le mouton de Panurge, mets toi au sec ça urge

A la Saint-Turbin prends-toi en main, lève toi plus tôt le matin

A la Saint Mégalo achète une belle auto, villa RBNB au bord de l’eau tu te prendras pour un aristo, ou un bobo

A la Saint-Barbe, pour ne pas trop te raser évite la route de Tarbes,

A la Saint-Maxime joue avec la rime sans trop tomber dans la frime

A la Sainte-Embrouille si grosse carabistouille fais preuve de débrouille… sinon dérouille !

A la Saint-Frontignan un petit vin blanc élégant t’ira comme un gant

A la Saint-Hypocrite de belles homélies sur tes pages écrites vanteront tes mérites

A la Saint-Rocco tes centimètres en plus flatteront ton égo

A la Saint-Théodule l’insecte fait crisser ses mandibules afin d’éviter… qu’on le démantibule

A la Saint-Aigrefin si tu n’es pas trop malin laisse ton portable éteint

A la Saint-Donald le vieux canard mettra totalement le bazar

A la Sainte-Brigitte B tu recueilleras un vieux cabot pour dormir dans ton dodo

A la Sainte-Otto si tu reviens du bistrot en Peugeot attention aux tonneaux

A la Sainte-LUBI tu mettras tes plus beaux habits pour valoriser tes écrits

A la Saint-Andernos, impossible de faire la noce si tu ne roules pas en carrosse.


Thème "Le risque zéro n'existe pas"

Le risque zéro n’existe pas,

Avant tout gestion de probabilités
optimisons, renforçons notre sécurité

Limiter l’imprévu avec moultes précautions,
Opter pour la moins pire des solutions

Pour tout anticiper il faudrait une éternité
Pour ne rien oublier beaucoup de sagacité

L’alpiniste se sécurise avec ses pitons
mais il aime le danger c’est sa motivation,

Recherche d’adrénaline sa spécificité,
Insécurité pour se sentir exister

Goût du danger forte émotion,
Frissons car possibilité de disparition

L’inaction pourrait être une éventualité,
pour un paresseux belle opportunité

Même le bon élève risque une punition
Pour lui exception, le risque DU zéro
cruelle option

Hasard incertain tu gères notre destinée,
La chance loin d’être prédestinée

Une Lapalissade comme conclusion :
un futur aléatoire, ultime constatation.



Thème "Plein le dos"


« Plein le dos », je l’écris en quelques mots
c’est suffisamment explicite comme pourrait l’être « ras-le-bol » mais cela ferait trop prolo.

Mon dos, du haut en bas ou vice-versa se courbe effectivement douloureusement vers le bureau, hélas je ne connais pas la sténo.

Cet atelier d’écriture m’oblige encore à prendre la plume n’étant pas Pierrot, peut-être Sergio, il est vrai souvent dans la lune.

Ma parano d’écrivaillon va aboutir en conclusion à un beau lumbago.
Peur de ne pas être au niveau,

mon labeur sera-t-il fini à l’heure malgré mon ardeur à ne pas faire d’erreur.

Sera-t-il aussi à l’heur de leur plaire sinon quelle galère…
Donc au boulot, plein le dos rime avec gros dos, c’est ce que je vais faire.

Le crissement sur le papier matérialise mon retour d’inspiration mais aussi mon émotion.
Poète prends ton luth, serge prends ton bic, qu’elle dérision !

Sur le dos de ma page j’ajoute quelques mots. Pas trop tout de même le bas du dos du feuillet ne doit pas être plein.

Cela ferait enfantin juste pour faire un jeu de mots somme toute très moyen.



Thème "ça sent bon les vacances"

Lorsqu’il affronte les embarras de la circulation il lui semble que les invectives des conducteurs sont moins violentes que d’habitude. Les fumées d’échappement moins oppressantes, presque agréables.

Assis enfin dans son bureau les collègues ont comme lui l’esprit ailleurs, rêves, imagination de moments prochains sous d’autres cieux. Ne plus voir temporairement certains visages… Ne plus avoir à forcer son sourire… LePDG, l’encadrement, toujours retranchés derrière le paternalisme ambiant ressentent eux aussi cette atmosphère de semi-liberté, regards partiellement présents, donc quelque part subversifs.
Cette ambiance finit par les rendre inquiets : ne perdent-ils pas une parcelle de leur pouvoir ? Ils essaient, l’air de rien, comme ils savent faire, de glisser subrepticement quelques dossiers supplémentaires dans les bannettes… Compenser cette insolente interruption de production à venir, un boulot-boulet de plus à Pierre, un autre à Paul…

Vincent s’en moque, on verra après, au retour, dans une éternité. Il est insolemment irréprochable mais c’est superficiel. Regard insondable, yeux mi-clos, la belle plage toute proche du mobil-home loué à prix d’or, il y est déjà. Ses problèmes avec Aurore seront inévitablement mis eux aussi en stand-by, pourquoi-pas résolus définitivement ? Tout est possible durant les vacances.

Evelyne, la star du boulot entame son ondulante traversée de l’open space, toujours très attendue… Jupe encore plus courte que de tant de rêves masculins voire féminins en terme d’identification, de comparaison… Actualité oblige il l’imagine en mini maillot se mouvant sensuellement le long de la plage … En plus… oui… oui… elle a changé de parfum, son sillage a aujourd’hui une senteur exotique encore plus enivrante que ses effluves habituels. Tous les spectateurs échangent un éphémère regard de connivence.
Pas de doute, c’est certain, et maintenant olfactivement prouvé : ça sent bon les vacances !










Thème : « à la une, à la deux,
à la trois »
(admiration pour les artistes seuls
face au public… j’interfèrerai également
avec les autres thèmes proposés qui sont soulignés)

Je vais me lancer, c’est certain,
le public m’attend,

En tout cas Eddie, mon impresario,
le prétend,

Planqué derrière la scène
je ne suis pas faraud,

devant toutes ces têtes de l’autre côté
du rideau,

S'ils sont là c’est pour Véronique Sanson,

Pas pour applaudir Alain Bougon,

Eddie me susurre  « une première partie
c'est ta chance,
avec Sanson tu as les papy-boomers comme audience »,

Il me traite de croulant, c’est complet,
Lui qui sévissait déjà du temps des yéyé,

Accouchement imminent,
je veux gagner du temps,

En plus ils me demandent tous
d’être pétillant,

Avec ma veste kitsch je serai
au moins scintillant

Zanini aurait chanté "tu veux ou tu veux pas",

Pour moi c’est tu peux ou tu peux-pas,


Un peu comme un saut dans le vide,

Peut-être pour faire un gros bide,

Face à cette saloperie de trac,

Pas envie de sauter dans le lac,

Le régisseur de l’Olympia commence à râler,
Ouais ouais j’y vais …enfin je vais y aller,

Fermer les yeux, ne plus penser,

Dans ce grand lac il va falloir plonger,

«  A la une ! à la deux ! à la trois ! »

 Plouf ! ça y est sûr que je me noie,

…Mais oui, mais oui, ils m’applaudissent !

C’est super je me prends pour Elvis !

Emporté par la foule,

Piaf me montre la route,

Ma voix atteint des sommets,

Rien ne peut plus m’arrêter,

Je cours en brandissant mon micro,

C’est le retour de Gilbert Bécaud,

Allez hop ! A la une... à la deux... à la trois,

Une nouvelle star va faire un exploit,

Et hop aussitôt je saute en l’air,

Sors de ce corps Mick Jagger,

Techniciens derrière le rideau, pouce levé,

Le public est déchaîné, je me sens porté,

Maintenant une chanson rock

C’est prévu j’en ai plein en stock

Ils me prennent tous pour  Iggy Pop,

C’est certain je suis vraiment au top,

Un vrai triomphe plus qu’inespéré,

En plus je vais me faire plein de blé,

Eddie doit être hyper excité,

Rêvant à des tas de billets,

Véronique S hoche tristement la tête,

Je viens de lui piquer la vedette,

Le trac hélas il nous faut tous y passer

Ensuite c’est simple il suffit d’émerger

C’est fini, il me faut saluer trois fois,

Et hop à la une ! à la deux ! et à la trois !



Thème : « Tu vas me le payerr Aglaé »

Tu vas me le payer Aglaé maintenant je suis fauché. Je n’aurais jamais dû t’écouter. Investir dans un projet futuriste géré par un de tes amis, un vrai fumiste prénommé Gontran, j’aurais dû me méfier, je suis vraiment indigné. Il s’agissait de financer un projet d’autobus à voile, cela paraissait utile non ? En plus le ministre des transports, Edmond de la Sainte-Arnaque, se portait caution. Un ministre c’est sérieux, il n’y a rien à dire. J’envoyais les sous et je recevais le double le lendemain cela paraissait plus que sain…Et depuis, c’est incroyable rien… Donc la semaine dernière mon cyber intermédiaire serbo-moldave me contacte pour s’excuser. En fait il faut d’abord avancer l’équivalent de cinq mille euros de caution pour pouvoir recevoir le versement bloqué. La caution étant restituée un peu plus tard. OK je paie à nouveau et…encore rien… C’est pas fini, il y a deux jours ce Gontran m’explique qu’en fait mes gains sont encore plus importants que prévu. La Kurlande septentrionale augmente la livraison de bus voiliers, ils vont finir par exporter une véritable escadre à ce train là. Cela explique le blocage, ils n’avaient pas prévu un tel afflux de bitcons… Ah oui on dit Bitcoin ? Vu le nouveau montant faramineux un nouvel envoi pour la caution augurait de gains encore plus importants. Je m’exécute donc et… toujours rien…

Aglaé je suis encore plus déçu de découvrir que tu me dis que ton portable est tombé en panne et qu’il va falloir attendre ton retour de Kurlande septentrionale pour pouvoir communiquer à nouveau. Et voilà que Gontran m’informe que ce pays, suite aux taxes de Trump, augmente également les siennes. Pire les premiers exemplaires de bus à voile, vu la longueur du mat, ne peuvent embarquer dans le cargo prévu… Un nouvel affrêtement nécessite l’envoi de 8 000 euros le plus rapidement possible. Je m’exécute encore et toujours et… rien ! C’est inadmissible, on va finir par croire que je suis naif !

Alors Aglaé écoute-moi bien, je vais contacter le ministre des transports pour l’informer que son projet de remplacer les bus parisiens par de nouveaux engins à voile risque de ne pas aboutir. A cause de l’incompétence de ce maudit Gontran et surtout la tienne tout est différé dans le temps. Edmond de la Sainte-Arnaque va devoir donc payer lui aussi avec les fonds de son ministère. J’imagine qu’il va également être en colère contre toi. Tu vas être grillée Aglaée, je t’avais prévenue, tu vas me le payer !

Thème "Je dit ça, je dit rien"

Je dis ça je dit rien… hypocrite tir à blanc
Expression type de Duce Michel Blanc

Relativisation benoîtement roublarde
D’une péroraison souvent faiblarde

Tel un normand, j’adapte mon oraison
Ptet ben qu’oui peut et ben qu’ non

Je parle pour ne rien dire, évitant la rebuffade
Prévoir le pire, ne pas tomber en rade

écrirait avec circonception
Exprimons nos vérités avec moultes circonvolutions

Ecobuage face à la contre-argumentation

Exprimer prudemment son argumentation
« Je dis ça je dit rien » en forme
de conclusion




Thème "Tout nouveau, tout beau"

Tout nouveau, tout beau, l’informatique magnifie la citation.
Mise au rebut de ce qui, pourtant, donne satisfaction.

Si c’est nouveau c’est mieux, il faut être in, haro sur le vieux.
Ma vieille télé s’obstine insolemment à durer, c’est ennuyeux

Ordinateur estimé obsolète ainsi parlait Zorba le geek
Versatilité, frime, choix à court terme, voilà le hic

Consommation ou recherche d’une image ?
Société à satiété hélas trop brièvement en rodage

Dernier film sorti, chériiii il faut absoooolument l’avoir vu,
Comme on a payé, ne surtout pas dire qu’on est déçu,

Immédiateté, superficialité, vulnérabilité, immaturité,
Belle auto récente, pouvoir être jalousé à satiété,

Produits souvent imparfaits, trop tôt diffusés,
Défauts de jeunesse c’est vous qui testez

Homme pressé, compressé, voire même pressurisé
Plutôt que réparer mieux vaut jeter

Mode vestimentaire éphémère, alibi de la création
Chaussures féminines, une sorte d’obsession

Snobissimo rime avec gogo
Il se dit bobo, quel drôle d’oiseau

Nuveau politicien jeunot, démago pour le populo,
voter pour lui grâce aux complices infos

Heureusement arrivée de la mode vintage
Vraiment très opportun ce nouvel adage

Les vieilles choses sont devenues snob,
C’est ainsi que je me déplace en mob

Tout nouveau tout beau dorénavant rime avec rétro
Maintenant on dit tout vieux tout beau
Donc à nous les bimbo !








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